La citation du mois

"Il faut accepter de ne pas savoir. Demain n'existe pas. Pense à maintenant!"

Frédéric Bihel

10 avr. 2013

"Sous haute dépendance" - Ursula Poznanski, 2013

Bon, en général quand on lit 100 pages d'un roman et que ça ne nous fait ni chaud ni froid, ça n'est pas très bon signe...

C'était pourtant prometteur: après ses copains, Nick découvre à son tour le jeu vidéo Erebos, obtenu sous le manteau, et complètement addictif car criant de réalisme et très bien conçu. Jusqu'au jour où un PNJ (Personnage Non Joueur du jeu) s'adresse à lui en l'appelant par son vrai prénom, et lui confie une mission IRL (dans le monde réel).


Je suis pourtant joueuse moi-même, et familière de l'univers décrit par l'auteur, mais j'ai trouvé que ce n'était pas très bien écrit, le suspense n'est pas génial (on est intrigué, mais pas au point de ne plus pouvoir lâcher le livre), et surtout, les phases de description du jeu - dans lesquelles on suit les aventures de l'avatar de Nick - sont beaucoup trop longues par rapport à l'intérêt qu'elles apportent à l'intrigue. 

Je n'ai pas l'habitude d'arrêter une lecture en cours de route; mais là, je me suis arrêtée au bout de 100 pages, car j'ai eu la sensation que l'auteure se trompait d'objectif et s'attardait sur des choses insignifiantes quand j'aurais voulu qu'elle aille à l'essentiel.

Je me suis ennuyée!


Sous haute dépendance, de Ursula Poznanski
Bayard, 20134

"Dany dit NON!" - Rachel Hausfater, 2013

Dany est un enfant vif, mais difficile. Il a l'esprit de contradiction, une allergie aiguë au collège, il fait tourner en bourrique élèves et professeurs en les envoyant promener avec des gros mots pas du tout élégants, "des mots en c, en p, en e, en m, en s, en f, dans l'ordre et dans le désordre". Il est agressif, n'aime pas les autres ni l'école, et ils le lui rendent bien.

Aussi, lorsqu'il est élu délégué de sa classe "à l'insu de son plein gré", il se retrouve au pied du mur et est sommé par son professeur principal de prendre ses responsabilités. Dany décide plutôt d'entrer en guerre et de leur en faire baver un peu plus.

Pendant les cours, il passe le temps en imaginant 1001 façons originales de mettre à mort ses professeurs, en leur infligeant à coup de mots et de dessins toutes sortes de tortures très inventives, et toujours en rapport avec leur discipline. C'est tellement plus facile quand on a une source intarissable d'inspiration! Mais l'amusement est de courte durée: pris sur le fait, il est convoqué en conseil de discipline. Il va alors prononcer un discours éloquent qui lui vaudra de ne pas être renvoyé définitivement du collège.

Son professeur principal, en lui accordant sa confiance, lui prouve qu'il vaut plus que ce dont il se convainc, et réussit à lui apporter LE déclic qui fait que Dany se décide à faire des efforts (enfin, modérément! Rome ne s'est pas construite en un jour...).


Voilà un chouette petit roman, dévoré en une heure, et qui donnerait de l'espoir même au pire des cancres! On comprend un peu mieux que le bien-être de l'enfant tient à peu de choses, et que l'ambiance familiale a d'importants retentissements sur le comportement à l'école.
On y apprend surtout le pouvoir des mots, comment ils peuvent détruire, mais aussi tout reconstruire.


Dany dit NON! de Rachel Hausfater
Nathan, 2013

"Le jour où j'ai perdu mes super pouvoirs" - Michaël Escoffier, 2013

Une toute petite fille est persuadée d'avoir un tas de super-pouvoirs, comme voler, traverser les murs, communiquer avec les animaux...
En vrai, elle a seulement beaucoup d'imagination (et une super cape!), fait beaucoup de bêtises, mais avec tellement de conviction qu'elle en est attachante.

Une chose la turlupine quand même un peu: elle se demande si ses parents se sont aperçus qu'elle a des super-pouvoirs, et s'ils en ont eux-aussi...

Finalement, après quelques chutes et des genoux qui piquent, elle s'aperçoit que sa Maman a au moins le super-pouvoir de faire des bisous magiques qui font disparaître les bobos.


A première vue, j'ai adoré la couverture et la trogne de la petite fille, mais je craignais que les illustrations soient un peu trop sombres et moches. Finalement, je ne suis quand même pas super fan de la couleur papier kraft, mais ici ça passe bien; ça donne un charme un peu désuet aux illustrations, que j'ai trouvées fortes et drôles (mention spéciale pour l'image de la petite qui prend son bain avec un tuba).
J'aime la finesse de l'humour de Michaël Escoffier, et je vous recommande chaudement ce livre (dès 5 ans) qui ravira petits et grands!


Le jour où j'ai perdu mes super-pouvoirs, Michaël Escoffier
Kaléidoscope, 2013

"Je m'ennuie" - Michael Ian Black, 2013

Une petite fille s'ennuie. Jusqu'au moment où elle croise une patate qui elle aussi s'ennuie sévère, car elle n'aime que les flamants roses (forcément, ça réduit les possibilités!).
Elle lui propose de jouer avec elle, mais la patate trouve tous les supers jeux de l'enfant plus ennuyeux les uns que les autres.

Finalement, à force de faire la démonstration de tout ce qu'elle sait faire, la petite fille ne s'ennuie plus. Exaspérée, elle relativise et se dit que finalement, être un enfant c'est vachement mieux que d'être une patate; on s'ennuie beaucoup moins!

Ce livre m'a rappelé ces longues journées où je chouinais à mes parents "Je m'ennuiiiiiiiie!!", où ils me répondaient, patients: "C'est bien, l'ennui est créatif" et où précisément à cet instant, je les détestais. Mais force est de constater qu'ils avaient raison!

C'est quand on s'ennuie que l'on se met à créer, à rêver, à se raconter des histoires, et qu'on joue le mieux, finalement. Et je trouve que cet album raconte très bien ça. On voit bien l'évolution entre la petite qui s'ennuie, et qui petit à petit oublie qu'elle s'ennuie parce que spontanément elle s'est mise à inventer des tas de trucs super chouettes!

J'ai trouvé ce livre rigolo, décalé (la tronche de la patate rabat-joie est extra!) et finalement assez efficace. Et j'adore la couverture! Ça aurait pu être moi ;-)


Je m'ennuie, de Michael Ian Black, ill. Debbie Ridpath Ohi
Seuil, 2013

"Le chat beauté" - Florence Hinckel, 2013

Pitre est un gros matou pépère, qui aime la bonne vie faite de sardines, de câlins, de siestes, et de tranquillité.

Malo, quant à lui, est un chat un peu "prout-prout" qui aime se montrer, se pavaner, et les compliments à tout bout de champ. Il a d'ailleurs déjà remporté plusieurs concours de beauté.

Leurs propriétaires respectifs se querellent, ou plus exactement... ils ne peuvent pas se sentir! Ils décident de régler leur différend par chats interposés, en les faisant participer à un concours de beauté félin. Car bien entendu, le meilleur (entendez "le plus beau") triomphera!

Oui mais... ça n'est pas si simple. Pitre a beau être une bonne patte, il ne va pas se laisser faire, même si on sent qu'il y met vraiment du sien pour faire plaisir à ses maîtres!

Au final et comme attendu, Malo gagne le concours du plus beau chat, mais un prix est décerné à Pitre pour son incroyable personnalité et sa "sensibilité exceptionnelle"...


Ah, j'ai bien ri en lisant ce petit roman aux illustrations exquises! C'est le chat qui raconte, alors imaginez la séance de "torture" chez le toiletteur, le flegme Garfieldesque quand les souris passent sous son nez et qu'il ne daigne pas tendre la patte... 
C'est drôle, fin, et la morale véhiculée par l'histoire est à mon sens essentielle: l'apparence compte, certes, mais ce qui attirera davantage la sympathie, c'est la personnalité et la sensibilité. C'est rafraîchissant, ça fait du bien, et c'est à ne rater sous aucun prétexte!


Le chat beauté, de Florence Hinckel, ill. Joëlle Passeron
Nathan, 2013

"Le quatrième petit cochon" - Agnès de Lestrade, 2013

Où l'on apprend que les trois petits cochons avaient un petit frère (au nom très original de Rikiki...)! Celui-ci, n'acceptant pas que les grands quittent la maison parentale sans lui, fait son baluchon et les suit à bonne distance.

Mais il est suffisamment proche pour voir le loup s'approcher et convoiter - comme vous savez - les maisons des trois aînés. Il va alors lui jouer un tour de cochon, et sauver ses frères!

Il a beau être petit, c'est lui le plus fort et le plus courageux! En prenant la responsabilité de protéger ses frères, il a grandi d'un coup, gagné le respect des plus âgés, respect qui lui permettra de prendre confiance en lui, d'aller au bout de ses ambitions, et de faire le métier dont il rêve: peindre.


Une mignonne première lecture pour les enfants qui commencent tout juste à lire seuls. 
Bon, ça ne casse pas des briques (ni de la paille, ni du bois), et les illustrations ne sont pas terribles, mais ça peut plaire aux petits.

Les mots difficiles sont surlignés et expliqués dans un court lexique en fin d'ouvrage. C'est un récit qu'on peut retrouver dans la revue "J'apprends à Lire".


Le quatrième petit cochon, d'Agnès de Lestrade, ill. Laure du Faÿ
Collection Benjamin
Milan Poche, 2013

"Ma grand-mère m'a mordu" - Audren, 2013

C'est un monde étrange que celui où ce sont les grands-mères qui crachent et qui mordent les enfants quand ces derniers refusent de les laisser regarder Des Chiffres et Des Lettres!

Et pourtant, c'est bien ce qui est arrivé à Marcus et Fleur, qui refusent de se laisser faire, et qui, en réaction, créent l'association des VMV (= Victimes des Mémés Violentes).

Le pire, c'est que personne ne les croit, et surtout pas leur parents qui ne peuvent imaginer leurs aïeux que comme de gentilles, innocentes et inoffensives personnes...

Le temps de la revanche a sonné !!

Voilà un concept de roman tout à fait original et jubilatoire, où les mémés se croient tout permis, sous prétexte qu'elles sont vieilles et qu'on leur donnerait le bon dieu sans confession. Mais elles sont fourbes... Elles savent pertinemment que les enfants ont une telle imagination, que s'il leur prend l'envie de rapporter un truc aussi énorme, personne ne les croira !

Moi je vous le dis... méfiez vous du vieux qui dort!

Audren signe ici un petit roman fort sympathique, à lire dès 8 ans, mais aussi par les plus grands!
Et pour une fois, une couverture Ecole des Loisirs qui est sympa (et très explicite!).


Ma grand-mère m'a mordu, Audren
Collection Neuf
Ecole des Loisirs, 2013

"Petit Minus" - Séverine Vidal, 2013

Une petite fille va avoir un petit frère; elle nous raconte cette grande aventure qui bouleverse sa vie et la fait grandir.

Elle raconte comment elle a appris la nouvelle, ainsi que l'attente - 9 mois, c'est long pour une petite fille! -, ses craintes, la préparation de la chambre, le choix du prénom. 

Son choix à elle se porte tout naturellement sur "Petit Minus".

Elle raconte également le moment où son Papa vient la chercher à l'école pour l'emmener à la maternité faire connaissance avec le bébé, et comment elle découvre ce petit-frère tout chaud et tout doux...

J'ai flashé sur les illustrations que je trouve très expressives et très tendres, mais aussi sur le fait que ce livre , conçu de façon fort intelligente, peut se lire de trois façons différentes, et raconter véritablement trois histoires:

- Soit on ne lit que les pages de gauche, et on a le récit au passé (comment elle a appris la nouvelle, l'attente, etc...)
- Soit on ne lit que les pages de droite, et on a l'instant présent (quand elle part à la maternité avec son Papa)
- Soit on lit le livre comme il vient, page de gauche puis de droite, et on a les deux récits savamment imbriqués, une histoire faite de présent et de souvenirs, récit de cette aventure qu'est devenir grande sœur,  depuis l'annonce de la grossesse jusqu'à la naissance.

Bref, si cette histoire plaît aux petits, au moins les parents ne s'ennuieront pas à la lire, puisque chaque soir, il peuvent raconter la même histoire... mais différemment!



Petit Minus, de Séverine Vidal, ill. Cécile Vangout
L'Elan Vert, 2013

"Concerto pour deux marmottes et plein d'enfants..." - Edouard Manceau, 2013

J'ai beau aimer beaucoup de le travail d'Edouard Manceau, j'avoue que je ne comprends pas ce qu'il lui a pris...

Le livre est construit en deux parties: une première avec des photos d'animaux empaillés accompagnées d'onomatopées sensées faire réagir les bébés, mais qui n'ont tellement rien à voir avec les images qu'on se demande pourquoi elles sont là; et aussi une phrase de texte absolument sans intérêt.

Et la deuxième partie du livre est...incompréhensible. En tout cas, incompréhensible pour moi, adulte; j'ai peut-être simplement 30 ans de trop, je ne sais pas... 

Et pour couronner le tout, la 4ème de couverture est extrêmement pompeuse et prétentieuse par rapport au contenu médiocre de cet album.
Je ne comprend même pas comment la ville de Grenoble a pu dépenser de l'argent pour offrir cet album (pardon, cette "oeuvre d'art", cf. la 4ème de couv.!) à tous les bébés.

Edouard Manceau, si vous me lisez, pardon, mais il va falloir faire mieux la prochaine fois!



Concerto pour deux marmottes et plein d'enfants..., de Edouard Manceau
Frimousse, 2013

4 nov. 2012

"BZRK" - Michael Grant, 2012

  Voici le premier Tome d'une trilogie de Michael Grant, auteur de la série à succès "Gone"... Attention, avec BZRK, on plonge dans la viande. Il n'y a qu'une seule issue possible: la mort ou la folie...

   Comme il est très difficile de vous résumer (simplement), ce qui se passe dans ces 400 pages, et que je ne maîtrise absolument pas l'univers SF et technologique, je vais pour une fois m'appuyer sur la présentation faite par l'éditeur et par l'auteur lui-même pour vous donner une idée de ce dont il s'agit.

Présentation:

   Dans un futur proche, une guerre fait rage entre deux factions. L'une désireuse de contrôler le monde, l'autre luttant pour préserver la liberté des hommes.

   La première, l'Armstrong Fancy Gifts Corporation, qui aurait pour but, par l'entremise des nanotechnologies, de réduire l'humanité à un déterminisme proche de celui de l'abeille ouvrière, ce qui, selon elle, ouvrirait la voie à la paix et à la fraternité universelles. L'AFGC s'apprête à créer des peuples uniformisés, lobotomisés, dénués de volonté et de libre-arbitre. un troupeau de moutons. Cette guerre a lieu dans le macro, mais aussi dans le nano... dans la viande... dans le tissu mou de l'encéphale, là où nanobots et biobots s'affrontent pour mailler le cerveau des gens.

   La seconde, BZRK, combat à l'inverse pour le maintien de la liberté individuelle. La bataille fait rage dans le macro et le nano, là où grouillent les acariens, où prospèrent les bactéries et où crépitent les étincelles de la conscience humaine en bondissant d'une synapse à une autre. 
   Les "soldats" de BZRK empruntent leurs noms à des fous, parce que la folie est leur destinée. Ils voyagent dans l'infiniment petit, au plus profond de la chair. Là. Dans la viande. Un à un, ils prennent part au combat. Dans le macro, dans le nano, ou dans les deux à la fois. Ils se battent pour la vie, pour la liberté, pour le droit inaliénable à sombrer dans la folie.


   Les nanobots sont de bêtes robots minuscules, créés pour le combat, rapides et terriblement efficaces.
   Les biobots, eux, sont créés à partir d'ADN humain, et sont ainsi dirigés mentalement, directement par l'être dont ils sont issus. Lorsque le biobot est blessé dans le nano, c'est l'humain dans le macro qui ressent la douleur. Les biobots sont plus lents, mais bien plus subtils que les nanobots. Ils sont capables de mailler un cerveau: créer de nouveaux liens entre les synapses, et ainsi associer entre eux des souvenirs, des sensations, des émotions.

   Une fois que l'on a compris cela,  on a compris que tout est possible. Quand quelqu'un s'introduit dans votre cerveau et entreprend de le mailler, il peut réécrire votre histoire, redéfinir de façon définitive la personne que vous étiez.

   Les soldats de l'AFGC et de BZRK sont des adolescents à peine pubères, évidemment gamers et petits génies de l'informatique, pour qui la manipulation robots à l'échelle nano n'est qu'un jeu vidéo de plus. Leurs actions dans le nano ont un véritable  impact dans le macro, mais tellement distancié qu'ils se rendent à peine compte qu'ils font la guerre...

   Ce livre nous amène à une profonde réflexion sur l'identité, le bien, le mal, sans pour autant être dichotomique. Peut-on interdire à quelqu'un de se mettre en colère? de faire ses propres choix? Peut-on forcer quelqu'un à tomber amoureux? 
   Est-ce vraiment faire le bien que d'être prêt à tuer ceux qui veulent éradiquer le mal sur Terre en uniformisant les cerveaux? Est-ce vraiment faire le mal que de souhaiter la paix sur Terre, quitte à supprimer le libre-arbitre pour y parvenir?
   N'est-ce pas tout simplement une nouvelle forme d'esclavage moderne? avec des marionnettes et des marionnettistes...

   On peut aussi se demander jusqu'où l'on est prêts à aller sous couvert de progrès scientifique. Sachant que les biobots se nourrissent de carbone, et que le carbone est présent partout... Sachant qu'un robot, par essence, peut imiter tout de l'humain, sauf son pouvoir de création...
   Que se passerait-il si un jour ces robots, issus d'ADN humain, étaient désormais capables de se reproduire, et échappaient au contrôle de l'homme? Leur croissance serait exponentielle, et en une semaine, ils auraient éradiqué toute forme de vie sur Terre, faisant de la Planète un désert.

   Peut-on vraiment tout contrôler? L'homme n'est-il pas trop prétentieux face à la force de la Nature?

   Beaucoup, beaucoup de questions soulevées, et même après avoir refermé le livre, ça continue de tourner, là-dedans, de titiller, d'exciter la curiosité... Ca va être dur de patienter jusqu'à l'automne 2013 pour pouvoir se plonger dans le Tome 2!

   En attendant, pour vous donner un peu plus envie (j'espère!), vous pouvez déjà visionner ce book-trailer:  Bande-annonce du livre BZRK

   Et pour vous renseigner sur les nanotechnologies:
- Documentaire "Nanotechnologies - partie 1" diffusé sur Arte.
- Documentaire "Nanotechnologies - partie 2" diffus" sur Arte.


   Ce n'est pas une simple histoire; c'est l'Histoire. 
   Ce n'est pas de la science-fiction. C'est en route. C'est maintenant.



BZRK, de Michael Grant
Gallimard, 2012