La citation de la semaine

"Lire donne l'occasion très tôt d'aménager sa solitude intérieure. Elle devient alors source de plaisir, de bonheur, de richesse, au lieu d'être vécue comme un cachot, un malheur, une pénitence. Aucun autre instrument éducatif, télévision, conférences, jeux, ne saurait la remplacer, car il n'y a que la lecture où l'on soit seul. Un enfant sachant tirer parti de sa solitude s’accommodera de tout."

Madeleine Chapsal

11 avr. 2013

"A la folie" - Birgitte Lorentzen, 2013

Chaque nuit, Luisa fait des cauchemars, et rêve d'une petite fille qui l'appelle à l'aide.   C'est d'un réalisme effrayant, mais malgré tout, elle refuse d'y croire. 

La petite fille, non contente de ne pas être considérée, suit Luisa partout, et lui joue des tours, déplace des objets (les clés de maison dans le congélateur, le portable dans le panier à linge sale...). 
Si bien que très rapidement, cela devient insupportable, et Luisa pense être en train de perdre la raison. D'autant plus que personne ne la croit. Ses parents pensent qu'elle est simplement très fatiguée...

Mais un jour, un élève de son lycée lui demande tout naturellement pourquoi cette petite fille la suit partout. Alors comme ça, il la voit, lui aussi? Tout ceci n'est pas pour la rassurer, car le garçon est surnommé "Thomas le barjo" par tous les élèves. Il est traité pour des troubles de la personnalité, et parle souvent à des êtres qu'il semble être le seul à percevoir. Il se trouve en fait que ce garçon est médium, et que lui seul pourra aider Luisa à se débarrasser de la petite fille.


Habituellement, je ne suis pas super enthousiaste pour les histoires de fantômes. Mais ici, ça n'est pas le plus prégnant. C'est simplement un prétexte pour traiter de la frontière ténue entre folie et vérité, quand la folie de l'un n'est que la vérité de l'autre...
Jusqu'au bout, on ne sait que croire. Et même si le livre est un peu long à démarrer (beaucoup de redites dans les premières pages), je me suis laissée emporter par l'histoire sans pouvoir la lâcher avant la fin. C'est à y perdre son latin! Le tout - évidemment - saupoudré d'une puissante et belle histoire d'amour, seule vérité implacable dans toutes ces incertitudes.


A la folie, de Birgitte Lorentzen
Collection Millézime
Bayard, 2013

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