La citation de la semaine

"Il n'y a vraiment que deux choses qui puissent faire changer un être humain: un grand amour, ou la lecture d'un grand livre."

Paul Desalmand, Le Pilon

Bienvenue!

La création de ce blog est née de l'envie de partager avec vous nos impressions de lecture, bonnes ou mauvaises, et susciter l'échange, confronter nos sensibilités.

Votre avis nous intéresse! Mais si écrire un commentaire est trop long, vous pouvez seulement cocher les cases en bas du message pour nous dire si vous avez aimé ou non...

Certains articles sont reliés à d'autres sites internet. Il suffit de cliquer sur le titre de l'article pour voir s'afficher le site en question.

A très bientôt, au plaisir d'échanger avec vous!

AF

27 sept. 2008

"La nuit de Valognes", Eric-Emmanuel Schmitt - 1988


Tout le monde a lu, connaît, a entendu parler, admire secrètement ou méprise Dom Juan. L'homme aux mille et trois conquêtes, menteur éperdu, amoureux éternel, marieur tragique. Et lorsqu'il pourfend, avec Molière, la morale publique en ignorant le pouvoir du Commandeur, on croit qu'il meurt avec nos propres doutes.

Il n'en n'est rien. Eric-Emmanuel Schmitt le ressuscite, le temps d'une nuit. La nuit de Valognes. Dans un manoir, la Duchesse de Vaubricourt réunit quatre malheureuses conquêtes - dont notre séducteur avait par le passé ruiné les espoirs innocents (méchant Dom Juan!) - pour instruire son procès à huis clos. L'homme répond à l'invitation masquée et se présente devant toutes les femmes trahies et prêtes à régler leur compte au dom juan.

C'est hilarant. Chacune a ses raisons d'être présente, y compris celle de ne pas trop écorner celui dont elles seraient encore amoureuses. Les deux briscards (Sganarelle n'est pas absent du tribunal!) rejouent au chat et à la souris, Dom Juan minaude autant qu'il théorise sur le couple et la fidélité, et les femmes tentent de sauver la cause des femmes. Bref, on se prend au jeu du retournement de situation, et le comique l'emporte avec la réécriture d'un mythe que l'on croyait installé.

Décidément j'appartiens à tout le monde, sauf à moi , ironise Dom Juan.

Il s'en sortira le bougre, comme toujours; quoiqu'on se dit qu'une femme a peut-être plus d'influence qu'un Commandeur de la morale.



La nuit de Valognes, Eric-Emmanuel Schmitt

0 commentaires: